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À propos

Au départ de toute aventure, il y a une rencontre. C’est ainsi qu’à la fin du printemps 2013, l’aventurier Nicolas Dubreuil contacte le réalisateur Sébastien Betbeder pour immortaliser la venue à Paris de ses deux amis Inuits n’ayant jamais quitté le Groenland.

Le résultat prend la forme d’un moyen métrage au nom mystérieux : « Inupiluk ». Quelque part entre la fiction et le documentaire improvisé, cette drôle d’expérience humaine, primée dans de nombreux festivals, donne vie à un dialogue improbable entre deux chasseurs du Grand Nord, Ole et Adam, et deux comédiens lunaires, Thomas et Thomas.

Comment communiquer quand on ne parle pas la même langue ? Comment faire les présentations quand on s’appelle tous les deux Thomas ? Comment mimer la mer avec les mains ? Autant de questions auxquelles Inupiluk répond avec humour et tendresse.

Lorsqu’au moment de repartir, les deux Inuits Ole et Adam demandent à leurs hôtes de venir les voir au Groenland, c’est à se demander s’ils s’adressaient aux comédiens derrière les personnages ou aux personnages devenus plus vrais que nature. Preuve qu’une fois brisée la glace, les frontières fondent bel et bien sous la langue…

Car en dépit de la distance, l’invitation ne se perd pas en route.

Ainsi, dans « Le film que nous tournerons au Groenland », Sébastien Betbeder convie ses deux acteurs à s’interroger sur la suite qu’ils aimeraient donner à leur expérience. Là encore, les lignes se brouillent : est-ce l’improvisation que l’on suit à la lettre ou le scénario qui s’écrit en temps réel ? Entre un casting sauvage autour d’un couscous et la recherche d’enjeux narratifs durant une partie de ping-pong, on nage en plein mumblecore, ce courant de cinéma indépendant américain sur lequel flotte un vent de liberté à petit budget.

Ici, place à l’imprévu. Et le public, au plus près de l’action, se demande avec inquiétude si cette fine équipe se supportera tout le temps de ce tournage au bout du monde, dans ce petit village où les nuits se font rares…

Alors que « Voyage à Kullorsuaq » se profile à l’horizon, c’est un nouveau projet qui prend forme : celui d’une histoire transmedia, passant par tous les états, toutes les humeurs – websérie, journal de bord, réseaux sociaux, documentaire -, avant sa métamorphose en long-métrage. Une métamorphose à suivre en quasi simultané sur différents supports, avec l’espoir qu’ainsi sorti de son cadre, le cinéma s’en retrouve aussi transformé.

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Que l’argent vous pèse ou vous file entre les doigts, n’hésitez pas à soutenir le projet via la campagne de crowdfunding à venir. On n’imagine pas ce que ça coûte à nourrir, un chien de traîneau…

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